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Ancelotti : «Le PSG sera champion»

Rédigé Le 06 avril 2012, 12h17 par Loic

Dans les colonnes du Parisien de ce vendredi, Carlo Ancelotti évoque les problèmes de jeu rencontrés par son équipe, l’avenir du club et sa nouvelle vie parisienne.

Vous aviez fait de Marseille un sérieux concurrent pour le titre en arrivant en France. Ce ne sera pas le cas…
En revanche, ce sera un concurrent très sérieux dimanche. C’est une équipe expérimentée. Marseille veut se servir de ce match pour renouer avec la victoire après beaucoup de défaites. Leur série me surprend. Mais ils sont encore capables de faire un résultat.

Votre préparation a-t-elle été différente cette semaine ?
Non. Nous avons travaillé sur les erreurs commises lors des derniers matchs. Nous essayons toujours de trouver une équipe plus équilibrée. C’est mon obsession.

Le déséquilibre explique-t-il vos derniers résultats ?
Nous avons pris beaucoup de buts sur coups de pied arrêtés quand je suis arrivé et, maintenant, nous en prenons en contre-attaque. Notamment contre Bordeaux et Nancy. Quand on est pris dans ce domaine, c’est que l’équilibre n’est pas bon. La philosophie de mon équipe est de jouer pour l’attaque. Mais cela suppose d’être équilibré pour éviter ces contre-attaques.

Dans le jeu, on observe peu de progrès…
A Nancy, nous avons joué en équipe. Le problème est que parfois, pendant les matchs, nous perdons de l’équilibre et de la qualité. La raison vient du fait que, pour construire une équipe équilibrée, il faut du temps.

Vous avez souvent modifié votre système tactique. Vous tâtonnez ?
Cette équipe a joué pendant six mois dans un système que j’ai changé quand je suis arrivé. Je veux pouvoir disposer de joueurs qui sont capables de s’adapter à différents schémas. Il est important de pouvoir modifier l’organisation en cours de match quand l’adversaire a trouvé un bon équilibre. Si je sens le mécontentement des joueurs, je peux changer de système.

Vos joueurs apprécient-ils le système en 4-3-2-1, le fameux « arbre de Noël » ?
Nous avons eu de bons résultats avec. Nous avons enchaîné 9 matchs sans défaite dont 6 victoires. Ensuite, j’ai changé lors du déplacement à Lyon parce qu’avec l’arbre de Noël on n’a pas vraiment le contrôle des latéraux adverses. C’est un système très performant pour maîtriser le ballon au milieu parce qu’on a beaucoup de joueurs. Mais c’est plus difficile pour exercer une pression offensive.

Pourquoi Nene n’a-t-il pas joué à Nancy ?
(Rires). Bonne question ! Nous avions besoin d’un joueur comme Ménez pour attaquer dans la profondeur. C’est pourquoi j’ai changé le positionnement de Ménez pour qu’il joue à côté de Hoarau. C’était tactique.

Sa réaction vous a-t-elle irrité ?
Il est venu me demander la raison pour laquelle il n’a pas joué, Je lui ai expliqué et il a eu une bonne réaction. Quelqu’un a dit que je lui avais demandé d’aller s’échauffer et qu’il avait refusé, mais c’est faux. Je n’ai pas de problème avec Nene. Il fait partie d’une longue liste de joueurs que j’ai eus à mettre sur le banc pendant ma carrière. (Espiègle.) Rivaldo, Ronaldinho, Inzaghi, Kaká, Chevchentchko, Seedorf, Gattuso et Nene…

Sera-t-il titulaire contre l’OM ?
Je pense qu’il va jouer.

Comment gérez-vous les ego ?
Je suis très clair avec les joueurs. Si l’un d’eux veut savoir pourquoi il ne joue pas, je lui explique. J’ai le même traitement pour les 25 joueurs, que ce soit Matuidi ou Nene.

Ménez, Nene et Pastore sont-ils complémentaires ?
Oui. Le problème, c’est que des sacrifices sont nécessaires pour assurer un équilibre à l’équipe. Ils essaient de les faire, mais ce n’est pas naturel. On travaille pour.

Pastore est-il privilégié ?
Non. Il sait très bien que la concurrence existe et que, l’année prochaine, il y en aura encore plus. Il n’est pas privilégié. Il peut être meilleur, il a les qualités pour. Mais il faut reconnaître qu’il est comme tous les joueurs qui arrivent dans un nouveau championnat. Prenons un exemple : Platini, quand il est arrivé en Italie, pendant six mois, pffff… On peut en citer d’autres, comme Zidane. Nous devons attendre un petit peu car Pastore est jeune. Quelques fois, la critique pour un joueur est bonne, mais elle doit être objective. Si tu critiques Pastore parce qu’il a coûté 42 M€, ce n’est plus juste. C’est un grand joueur.

Christophe Dugarry a dit récemment que vous ne connaissiez pas bien la Ligue 1. Qu’est-ce que vous en pensez ?
(Il sourit.) Je ne peux pas parler en mal de Dugarry parce qu’il a joué à Milan. Mais je veux connaître la raison de ses critiques. Si c’est sur le fait que Gameiro n’a pas été titulaire à Nancy sur synthétique alors qu’il jouait sur cette surface à Lorient, ce n’est pas fondé.

Vos joueurs sont-ils assez sérieux en termes d’hygiène de vie ?
Je n’ai jamais contrôlé les joueurs à l’extérieur. Je ne sais pas ce qu’ils font. Mais, pour moi, il y a deux choses très importantes : l’entraînement et la récupération. Un pro doit être conscient de ça. Le matin, à l’entraînement, on voit tout de suite un pro qui n’a pas une bonne hygiène.

Certains joueurs arrivent souvent en retard à l’entraînement…
Ça m’énerve. Parfois, je leur interdis de s’entraîner et ils reviennent l’après-midi. Si ce n’est que cinq ou dix minutes, le joueur paye le repas au reste de l’équipe. C’est ce qui est arrivé à Pastore ou à Nene. Mais ce n’est pas normal d’être en retard, même s’il y a du trafic à Paris. Moi, pour l’instant, je ne suis jamais arrivé en retard.

Si Montpellier est champion, c’est un coup dur pour votre image ?
Je n’ai jamais pensé à mon image. Si Montpellier gagne, je les complimenterai et on essaiera de remporter le titre l’an prochain. Mais, pour l’instant, la compétition est très disputée.

Le PSG sera-t-il sacré ?
Au fond de moi, je pense que Paris sera champion (il sourit en se touchant le ventre). Parce que nous avons les qualités, l’ambition, la motivation pour l’être. Les joueurs savent que cette année est très importante pour nous après dix-huit ans sans le titre.

Quelle sera votre priorité cet été sur le marché des transferts ?
On ne veut pas révolutionner l’effectif. Avec quatre nouveaux joueurs, des jeunes de préférence, on peut être compétitif en Europe. On n’a pas encore défini tous les profils, on est concentré sur le championnat, mais la philosophie du PSG est d’avoir une épine dorsale de joueurs français.

Comment faire alors que les meilleurs Français sont à l’étranger ?
Ici, on a déjà les meilleurs avec Matuidi, Jallet, Sakho, Gameiro, Bodmer ou Hoarau. L’épine dorsale, cela veut dire que ce groupe de joueurs a un fort sentiment d’appartenance au club. Le Milan a construit une fantastique équipe avec des joueurs issus de son centre de formation : Maldini, Baresi, Costacurta.

Ce sentiment d’appartenance, ça ne veut plus rien dire…
Des garçons comme Maldini ou Gattuso portent sur le terrain la philosophie du club, son professionnalisme, la motivation. Ce sont des emblèmes. Chelsea a des joueurs étrangers fantastiques comme Drogba, Essien ou Malouda, mais les joueurs les plus importants sont Terry, Cole ou Lampard. Pour les remplacer, c’est dur.

Au PSG, vous manquez de talent devant, non ?
On va essayer de recruter car on a seulement Hoarau, Gameiro et Luyindula, mais il n’est là que depuis deux mois. On aura besoin d’un seul attaquant. Un, c’est bien. Deux, je ne sais pas. Car on a un très bon jeune ici : Bahebeck. Et on veut lui donner plus de temps de jeu.

Quand le PSG peut-il espérer gagner la Ligue des champions ?
(Il souffle.) C’est difficile à dire. Ce sera important pour le PSG d’être compétitif en Ligue des champions dès la saison prochaine. Un objectif raisonnable serait d’être en quarts de finale, comme Marseille cette saison. Aujourd’hui avec Barcelone et le Real Madrid, c’est difficile d’imaginer gagner la Ligue des champions. Mais les choses changent rapidement.

Pato s’est encore blessé. Quel avenir lui voyez-vous ?
Il a un avenir même s’il a eu beaucoup de problèmes. Ce sera délicat pour lui de retrouver son meilleur niveau. Il a besoin de trouver la clé pour éviter la blessure.

Secouez-vous parfois vos joueurs ?
Je me suis déjà énervé sur eux à Dijon ou à Caen. Quelques fois, je me suis aussi énervé ici au camp des Loges. Quand c’est le cas, je parle en italien, très fort. Je perds la tête. (Il rigole.)

Etes-vous agacé de voir que l’on compare les performances de Kombouaré et les vôtres ?
Non, c’est normal. En Angleterre, on dit : « It’s not my business. » Ce n’est pas mon affaire. Kombouaré a fait un très bon travail car il a lâché l’équipe en tête. J’espère arriver en fin de saison à cette même position (il sourit).

Comment avez-vous réussi à apprendre le français aussi vite ?
(Sourire.) Le français ressemble à l’italien. La grammaire est la même. J’ai eu beaucoup plus de mal avec l’anglais. Le français est plus facile que l’anglais pour moi. Il me manque un peu de vocabulaire. Je ne trouve pas toujours le terme juste. Mais ça va. Dans l’équipe, beaucoup de joueurs parlent italien, comme Camara qui est mon traducteur (rires).

Prenez-vous des leçons, ou apprenez-vous tout seul ?
Je regarde la télévision et le cinéma français. Le plus facile a été de regarder « The Artist » ! (éclats de rire.) Je peux le regarder dans toutes les langues! En revanche, j’ai du mal à écrire en français. Je vois encore un professeur deux fois par semaine.

A quoi ressemble votre vie ici ?
Je n’en profite que le soir. Je peux alors fréquenter les restaurants parisiens, qui sont très bons. En revanche, ici, c’est plus difficile qu’à Londres de trouver un restaurant italien. A Londres, il n’existe pas de cuisine anglaise alors il y a beaucoup d’Italiens. En France, j’adore la variété des plats et la façon de les cuisiner.

Quel est votre préféré ?
J’ai découvert un restaurant au Trocadero, les Tablettes, avec des macaronis au foie gras. C’est fantastique ! Le chef est marié avec une Italienne.

Et les musées ?
Avant le PSG, je suis souvent venu à Paris visiter le Louvre. J’ai l’intention de me rendre au musée d’Orsay même si je n’aime pas spécialement la peinture. Je préfère le cinéma, français notamment. Je ne découvre pas Paris. Vous savez, j’étais ici en novembre (malicieux).

Vous sentez-vous seul parfois ?
Non. Ma compagne est avec moi et elle aime beaucoup la ville comme moi. Je suis surtout focalisé sur mon travail. J’aime le football, donc je n’ai aucun problème.

Etes-vous le meilleur ambassadeur de l’Italie en France avec Carla Bruni ?
(Rires.) Carla Bruni est une fantastique ambassadrice et j’espère arriver à son niveau !

Source : Le Parisien

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