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Thiago Motta : «Si on gagne, ce sera un coup au moral pour Montpellier»

Rédigé Le 18 fevrier 2012, 11h50 par Loic

Thiago Motta, la recrue phare du recrutement hivernal du PSG, s'est longuement confié au Parisien à la veille de recevoir Montpellier au Parc des Princes.

Votre agent a dit que vous aviez une « envie incroyable » de signer à Paris, pourquoi ?
Le projet parisien me semble super intéressant. L’équipe monte lentement en puissance. Paris est une ville qui mérite une équipe forte. Le PSG portera le nom de Paris non seulement au niveau européen, mais partout dans le monde. C’est un choix de vie professionnelle et personnelle. Ce n’était pas un rêve de venir mais une décision mûrement réfléchie. Bien sûr, Raï et Ronaldinho ont joué à Paris et on en parlait au Brésil. Mais ce n’est pas ma motivation principale pour porter le maillot parisien.

A quand remontent les premières négociations avec Leonardo ?
Ce n’était pas une offre formelle mais des discussions. Leonardo est un homme très intelligent et qui sait parfaitement faire passer les messages. En se parlant, il m’a fait comprendre qu’il me voulait très vite au PSG. Et que le Mister (Carlo Ancelotti) était d’accord. Mais on en parlait sans se presser car les dirigeants de l’Inter Milan refusaient de me laisser partir. C’était une histoire compliquée, mais elle s’est bien finie car j’ai fait savoir que ma volonté profonde était de rejoindre Paris dès maintenant. Je ne voulais pas attendre le mois de juin. Les prochains mois vont être très importants pour l’avenir. Tout se joue dès maintenant. Il faut gagner ce championnat et ce ne sera pas facile, vu la concurrence de Montpellier. Remporter la Coupe de France est aussi un objectif important.

Sentiez-vous que votre aventure était finie à l’Inter ?
Oui. Il était temps de changer et j’ai eu beaucoup de chance que le PSG veuille me faire venir. Ce projet parisien m’attirait vraiment.

Quelles sont vos relations avec Leonardo ?
Je l’apprécie énormément. J’ai appris à le connaître à l’Inter, et pas seulement sur le terrain. C’est un homme qui sait transmettre ce qu’il ressent et ce qu’il veut vraiment. Pour un joueur de foot, c’est vraiment très important. Je le remercie sincèrement de m’avoir intégré à son projet.

Il a prénommé son dernier enfant Tiago. Etait-ce pour vous rendre hommage ?
(Rires) Je ne crois pas! C’est plutôt une demande de sa famille. Mais j’ai aperçu le petit Tiago il y a quelques jours. Leonardo me l’a présenté à mon hôtel. Il souriait. Thiago et Tiago se portent donc très bien!

En vue de l’Euro, n’est-ce pas un peu risqué de partir en France oú le sélectionneur italien pourrait vous oublier ?
Non. Là-bas, on me regarde. Tous les Italiens connaissent le PSG. De toute façon, je suis persuadé qu’en jouant bien avec l’Inter, euh… Paris, tout se passera bien pour ma sélection.

José Mourinho a dit que Paris avait réussi « une belle opération » en vous engageant car vous êtes « un joueur très important dans n’importe quelle équipe »…
J’ai toujours voulu me sentir un joueur important car j’aime aider et vaincre. Je ne souhaite pas trop parler de moi. Mais je remercie José (Mourinho) pour ces belles paroles. Venant de lui, c’est flatteur.

Après Mourinho, vous êtes aujourd’hui dirigé par un autre très grand nom, Carlo Ancelotti. Quelles sont les caractéristiques des deux hommes ?
A l’Inter, Mourinho a été fabuleux. C’est l’entraîneur le plus fort que j’ai connu. Avec Ancelotti, je débute à peine. Mais en Italie, il est déjà dans l’histoire du football et son nom suscite un respect énorme. Je suis juste un type incroyablement chanceux dans le football. J’ai connu Rijkaard à Barcelone, Mourinho à l’Inter et, maintenant, je travaille avec Ancelotti! Sincèrement, je n’aurais pas pu rêver de tout ça quand j’ai débuté.

Le niveau de la Ligue 1 est-il moins bon qu’en Italie ou en Espagne ?
Je ne dirais pas ça. Physiquement, les joueurs de Ligue 1 sont plus forts qu’en Italie. Sincèrement. Contre Evian et Nice, deux équipes du bas de classement, j’ai vu des joueurs qui pressent beaucoup l’adversaire et qui t’empêchent de jouer facilement. Je ne m’attendais pas forcément à ça. Si tu te relâches un peu, tu ne gagnes pas.

Le match contre Montpellier sera-t-il décisif pour le titre ?
Non, car on est trop loin de la fin. Mais si on gagne, ce serait un coup au moral pour Montpellier et un gros plus pour nous. Mentalement, c’est un match important pour la suite du championnat.

Connaissez-vous des Montpelliérains ?
Il y a l’attaquant dont tout le monde me parle, Giroud. Il faudra le surveiller et cela, je n’ai eu besoin de personne au club pour le comprendre ! En même temps, si on ne se préoccupe que de lui, on aura des problèmes.

Vous avez manqué deux finales de Ligue des champions avec Barcelone (2006) et l’Inter (2010). Rêvez-vous d’en disputer enfin une avec le PSG ?
Il n’est pas interdit de rêver ! Mais si on commence à parler comme cela, ça n’ira pas. Gagnons d’abord le titre et la Coupe et on verra l’année prochaine. Ce que j’ai compris, c’est qu’il faudra souffrir pour atteindre nos objectifs car tous nos matchs seront durs.

Etes-vous surpris par la bonne saison de Salvatore Sirigu ?
Pas du tout. Je le connaissais bien en Italie et je ne me souviens pas d’un seul match oú il soit passé au travers. Il est très régulier au haut niveau. En Italie, il y a beaucoup de très bons gardiens. Et Salvatore est déjà en sélection derrière Buffon. Cela prouve son niveau. Sincèrement, Paris l’a enrôlé au bon moment, avant qu’un autre très grand club ne le fasse signer.

Avez-vous visité Paris ?
Je suis encore à l’hôtel avec ma famille. C’est compliqué, mais c’est programmé. Paris est une trop belle ville pour l’ignorer.

Et la cuisine française ?
Je l’ai testée évidemment. Et il est impossible de dire qu’elle n’est pas bonne. Je m’entraîne tous les jours alors je peux la déguster sans problème !

Source : Le Parisien

Thiago Motta

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