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MHSC/Girard : "Paris est favori"

Rédigé Le 18 fevrier 2012, 1h44 par Loic

A la veille de se déplacer à Paris pour affronter le PSG, René Girard, l'entraîneur de Montpellier, a évoqué ce choc et place le club de la Capitale au rang de favori pour cette rencontre.

Le PSG a eu une semaine chargée avec son match de Coupe de France, mercredi à Dijon. Cela peut-il vous avantager ?
Non, je ne crois pas. Ils ont fait tourner l’effectif. Cela n’a pas été simple pour eux, ils ont profité d’une grossière erreur du gardien, mais il y avait tout de même de la maîtrise.

Quel regard portez-vous sur le PSG et ses « pétrodollars », comme vous aimez le dire ?
Ils ont les moyens, ils auraient tort de s’en priver. On les respecte beaucoup, car ce sont de grands joueurs que l’on apprécie. Après, on est dans un monde de professionnels, on ne regarde plus trop l’amour du maillot. J’imagine que les gens peuvent être choqués par rapport à la situation économique de la société. Mais il y a aussi des clubs comme nous qui font preuve de sagesse. On verra qui a raison ou tort.

Montpellier ne vit pas dans le même monde ?
Il n’y a qu’à voir le mercato d’hiver. Nous, on se tient bien au chaud, on ne bouge pas, alors qu’à Paris… Mais c’est bien pour le spectacle. Quand il y a de grands joueurs, de grands entraîneurs comme Ancelotti qui viennent, cela montre que notre championnat n’est pas si nul que cela. C’est aussi des challenges de se mesurer à eux. Ancelotti, c’est un grand monsieur du football, un joueur remarquable qui est aujourd’hui un entraîneur remarquable.

Dans quel état d’esprit abordez-vous le match au Parc ?
Vu le classement, cela a pris des proportions énormes. J’assimilerais ça à un match de Coupe d’Europe, dans l’approche et l’attention. Ce qui est important, c’est de ne penser qu’à l’équipe, aux copains, et de faire le vide. C’est le plus difficile. Mais cette rencontre ne va décider ni du titre ni de qui va jouer la Ligue des champions.

Est-ce difficile de garder la tête sur les épaules quand on a un tel parcours depuis trois ans ?
Si j’avais dû partir en sucette, me prendre pour un autre, je l’aurais fait avant. Mon plaisir, aujourd’hui, avec le staff, c’est d’avoir une équipe de gamins qui grandissent. Contrairement à ces gens qui sont des utilisateurs de joueurs, nous, on reste très attachés au mot éducateur.

Que voudriez-vous qu’on retienne de l’entraîneur René Girard ?
On ne peut pas être un branleur et réussir. Alors, si un jour, on peut dire : Voilà, René est passé à Montpellier, le club a un parcours linéaire, beaucoup de rigueur, de sérieux, cela me suffira.

Jusqu’à quand comptez-vous rester à Montpellier ?
Je ne suis pas pratiquant, mais j’allais dire : Dieu seul le sait. J’ai un truc extraordinaire à mener au bout et je suis à fond dedans.

Votre côté grande gueule vous a-t-il joué des tours dans votre carrière ?
Je ne suis pas une grande gueule, je ne brasse pas du vent. J’ai un parler franc et direct, et quand j’ai quelque chose à dire, je le dis. Je suis aussi capable de faire un retour sur moi-même, de me dire : Tu as déconné, tu aurais dû la fermer. Les gens pensent ce qu’ils veulent. Mais je me regarde dans la glace. Etre fort en communication, c’est quoi? Dire des mensonges ? Si les gens ne sont pas capables d’entendre la vérité, moi, je dors bien.

Surtout en ce moment, avec les victoires qui s’enchaînent…
Justement, je vais vous dire un truc bête. Quand j’ai gagné, je ne dors pas de la nuit. Vous me direz, en ce moment, je dors souvent très mal. Mais, après le peu de matchs qu’on a perdus, je m’endors très bien. J’espère que je vais passer des nuits blanches longtemps.

Que faites-vous pour penser à autre chose qu’au football ?
Je m’occupe de mes oliviers, avec mon tracteur. Je vais faire un footing dans mon village, me balader dans la Petite Camargue, là oú j’allais pêcher quand on était petits, dans des coins formidables, voir les taureaux, la nature. Parfois, je suis un peu barge : j’ai pris une semaine pour aller poser le carrelage sur la terrasse de ma fille, je me suis régalé. En fait, je fais des choses tout à fait banales, je ne suis pas quelqu’un d’intéressant. Je regrette de ne pas avoir appris à jouer de la musique. Pouvoir me mettre dans un coin tranquille, prendre une guitare et gratter un peu, j’aurais aimé.

Source : Le Parisien

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