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Sissoko dresse le bilan

Rédigé Le 10 fevrier 2012, 15h03 par Loic

Après six mois au Paris SG, le milieu défensif Momo Sissoko a dressé un premier bilan.

Momo Sissoko, votre choix de signer au PSG s’était-il fait naturellement ?
Non, pas naturellement, car à ce moment-là, j’avais des propositions en Angleterre. Il fallait que j’attende et c’est vrai que les discours d’Antoine Kombouaré et de Leonardo m’ont convaincu. C’est pour ça que j’ai opté pour le PSG. En plus, c’était le moment idéal pour signer à Paris. Paris veut construire une grande équipe et faire de grandes choses à l’échelon national comme européen. Il n’y a qu’à voir toutes les recrues qui sont arrivées. Le projet est super intéressant et c’est pour ça que je voulais vraiment en faire partie. J’espère que ça va payer.

Après vos premiers matchs avec le PSG, vous aviez été très critiqué pour votre agressivité. Comment l’avez-vous vécu sur le moment ?
Dans tous les championnats dans lesquels j’ai joué, il m’a fallu un temps d’adaptation. Que ce soit en Espagne, en Angleterre ou en Italie. En France, ça a été la même chose. C’est ce que j’ai fait une nouvelle fois : je me suis adapté. Maintenant, c’est vrai que quand, après huit mois de blessure, tu reviens et au premier match, tu te prends un carton… (ndlr : à Bilbao le 29 septembre). En fait, tu as envie de bien faire et de montrer que toutes les choses qui ont été dites sur toi ne sont pas forcément vraies. Je pense que j’ai voulu faire trop bien les choses, et, malheureusement, au final, je me prends ce carton rouge. Mais jamais ça ne m’a affecté. Je pense même que c’est normal après huit mois d’indisponibilité de montrer tout de suite beaucoup t’engagement quand tu rejoues.

Comment avez-vous fait pour parvenir à canaliser cet engagement au fil des matchs ?
Il fallait que je sois au top physiquement, tout simplement. Je suis un joueur qui a besoin d’être au top physiquement pour pouvoir être à 200% de mes moyens. Si je suis un peu moins bien physiquement, je peine vraiment. Avec les kinés et les préparateurs physiques, on a travaillé et bâti un programme sur du long terme. Je le suis et ça marche.

Vous êtes vous dit que vous alliez vers de graves ennuis si vous ne mettiez pas le frein à main un peu plus souvent dans votre jeu ?
Il fallait tout simplement que je me remette dans le bain de la compétition de haut niveau. C’est ce que j’ai fait. Est-ce que j’en ai parlé avec Claude Makelele ? Oui, de toute façon, je parle vraiment beaucoup avec Claude. C’est un joueur auquel je m’identifie car c’est un milieu de terrain comme moi, qui a une grande expérience du haut niveau. Il a joué au Real Madrid et a été un grand joueur. J’apprends beaucoup de ce genre de joueurs-là, donc c’est important pour moi d’avoir beaucoup de discussions avec lui.

Comment avez-vous vécu ce Mercato durant lequel beaucoup de grands joueurs ont été annoncés au PSG, sans que tous ne rejoignent finalement le club ?
En tant que joueur, je n’ai ressenti aucune inquiétude. A partir du moment oú tu as joué dans de grands championnats, avec de grands joueurs et dans de grandes équipes, tu sais que de la concurrence, il y en a partout. Il y a beaucoup d’arrivées, beaucoup de départs, et il faut faire avec. Le plus important est que ces joueurs arrivent avec un bon état d’esprit et qu’ils puissent apporter un plus à l’équipe. C’est à la fin de la saison qu’on fait le bilan. A partir de là, si on remporte des titres avec ces nouvelles recrues, ce sera magnifique.

« Ancelotti et Benitez se ressemblent vraiment »

Que pouvez-nous dire sur Thiago Motta ?
C’est une très grande recrue. Il a joué à Barcelone, à l’Inter, c’est un joueur qui sait ressortir les ballons en milieu de terrain, c’est un joueur très technique. C’est un plus pour l’équipe et pour le groupe, c’est bien pour tout le monde.

A votre poste, vous êtes pratiquement six ou sept à pouvoir jouer. Comment vivez-vous cette concurrence ?
C’est particulier, mais, une fois de plus, quand la concurrence est saine, il n’y a pas de souci. Quand tu joues, tu es content et tu ne l’es pas quand tu joues un peu moins, mais c’est comme ça. A Liverpool, j’étais en concurrence avec Steven Gerrard et Xabi Alonso, donc la concurrence, je peux en parler (rires). Je ne suis pas inquiet.

Qu’a apporté Carlo Ancelotti depuis son arrivée ?
De la rigueur. Le palmarès d’Ancelotti parle pour lui. C’est un entraîneur tranquille, qui ne se prend pas la tête mais qui veut véritablement que l’on mette beaucoup d’intensité lors des entraînements. Il veut qu’on soit au top tactiquement, c’est pour cette raison qu’on travaille énormément dans ce domaine.

Est-il de la trempe des Benitez et des Ranieri au niveau de ses méthodes ?
Ancelotti et Benitez se ressemblent vraiment. Ce sont deux grands entraîneurs qui ont gagné énormément de titres et avec lesquels tous les joueurs se sont toujours sentis bien. Quand on a joué contre le Milan AC (ndlr : en match amical le 4 janvier dernier), tous les joueurs du Milan sont venus dans notre vestiaire pour embrasser le coach, ce n’est pas pour rien. Sur le plan sportif comme sur le plan humain, ce sont deux entraîneurs très appréciés. Comme Benitez, Ancelotti a beaucoup d’affection pour ses joueurs et leur parle énormément.

Carlo Ancelotti hausse-t-il souvent le ton dans le vestiaire ?
Non, pas spécialement. C’est un entraîneur qui est posé et qui ne se prend pas la tête.
Maintenant, bien sûr que quand des choses ne vont pas, il hausse le ton. Le coach est un entraîneur qui ne panique pas. Contre Locminé (ndlr : en 32emes de finale de la Coupe de France), à la mi-temps, il nous avait dit de ne pas paniquer et que nous allions gagner le match. C’est ce que nous avons fait, et il a eu raison. Maintenant contre ce genre d’équipes, quand nous haussons notre niveau de jeu, il n’y a pas photo. Mais ça reste toujours des matchs-piège et qu’il faut aborder avec un réel état d’esprit. Contre Locminé, lors de ce premier match, les conditions n’étaient pas évidentes et Locminé a livré un gros match, mais j’ai toujours su que nous avions les joueurs pour gérer ces matchs-là.

« Quand Kombouaré s’est fait limoger, c’était triste »

Le GPS a-t-il changé la manière de faire des joueurs à l’entraînement ?
A la base, quand ils nous ont donné le GPS, ils ne nous ont pas dit qu’il fallait qu’on s’arrache à tous les entraînements. Ce sont juste des données qui leur permettent de faire des bilans. Par exemple si tu accélères mieux sur le pied gauche que le droit. A partir de ça, ils créent un programme pour chaque joueur qui nous permet de travailler les domaines dans lesquels on a le plus de difficultés. Ce n’est pas fait pour voir le rendement aux entraînements. Personnellement, j’avais déjà travaillé avec un GPS à la Juve et à Liverpool. Donc quand ils sont venus avec le GPS, ça m’a rappelé ces périodes-là (il sourit).

Ce système peut-il vraiment permettre à un joueur de progresser ?
Oui, car c’est grâce à ça que le préparateur physique peut venir te voir et te dire de davantage travailler dans tel ou tel domaine. Il te fait un programme spécifique et tu travailles à part.

Comment cela s’est-il traduit au fil des années dans votre jeu ?
Disons qu’il y a des déplacements que je négligeais, et que je me force maintenant à faire. Notamment en travaillant plus sur ma jambe gauche, celle qui a été opérée.

Vous donnez l’impression d’être encore plus à l’aise dans le 4-3-3 d’Ancelotti que dans le 4-4-2 de Kombouaré. Est-ce le cas ?
A partir du moment oú tu es joueur de haut niveau, tu dois t’adapter à tous les systèmes. Moi, avec tous les entraîneurs que j’ai connus, qu’il s’agisse de Benitez ou de Ranieri, on jouait en 4-4-2. C’est nouveau pour moi de joueur en 4-3-3, mais je m’adapte. L’entraîneur arrive avec ses idées, il pense que l’équipe peut tourner avec un 4-3-3, donc on va tout faire pour le mettre en évidence. C’est vrai que j’ai plus de facilités dans un 4-3-3 à me projeter vers l’avant, mais pour moi, c’est la même chose à l’arrivée. Je m’adapte et j’essaie de bien faire mon taf.

Comment avez-vous vécu le départ d’Antoine Kombouaré ?
A titre personnel, j’étais toujours concentré sur ce que je faisais. Mais c’est vrai que quand il s’est fait limoger, c’était triste. Mais c’est le football : il y a des arrivées, des départs. Maintenant, Antoine a fait ce qu’il avait à faire. Quand il est parti, nous venions d’être champions d’automne, mais c’est la loi du foot. Aujourd’hui, je souhaite du fond du cœur qu’il soit heureux et qu’il trouve une bonne équipe pour pouvoir s’épanouir.

Comment vivez-vous d’être l’équipe la plus attendue sur tous les terrains de France ?
Pour moi, ce n’est pas nouveau. Quand je jouais à la Juve, on était attendu partout. Il faut être prêt, on sait que tous les week-ends, toutes les équipes vont vouloir taper le PSG. A nous de répondre présent.

« Contrairement à ce que pensent les gens, on est un groupe très soudé »

Transmettez-vous votre expérience aux joueurs formés au PSG, comme Mamadou Sakho ou Clément Chantôme ?
Je n’ai pas besoin de parler avec eux. Ils s’en rendent compte eux-mêmes, ils sont assez intelligents. Ils voient que ce n’est plus le Paris Saint-Germain d’avant, que ce club veut devenir très grand et ils s’en sont rendus compte dès le début.

Avez-vous la sensation d’être au-dessus du lot quand l’équipe tourne bien ?
Il ne faut pas s’enflammer. Beaucoup d’investissements ont été faits sur des joueurs importants. Notre objectif est d’être champion, on ne va pas se cacher, et on veut gagner la Coupe de France. Mais il faut faire les choses step by step (étape par étape). On sait que des équipes comme Lille, Lyon ou Montpellier sont présentes. On fait notre taf et on verra ce qu’il se passe en fin de saison.

Sentez-vous la montée en puissance du groupe ?
On commence à être solide mais tous les matchs vont être difficiles. On sait que jouer contre Ajaccio sera difficile, contre Nancy aussi. Toutes les équipes supposées petites, pour elles, c’est le match de leur vie. Mais si nous, on part dans un bon état d’esprit et qu’on rentre sur le terrain pour faire le boulot, on n’a pas à avoir peur.

N’avez-vous pas l’impression que le PSG est aujourd’hui son principal ennemi dans la quête du titre ?
Au niveau potentiel, on est au-dessus. Mais il n’y pas que ça qui importe. L’état d’esprit compte pour 80% donc si le groupe vit bien, on peut aller au bout. Il faut que le groupe continuer à vouloir aller chercher l’objectif commun et ça ira.

Mais que pensez-vous des mouvements d’humeur que les joueurs offensifs montrent parfois sur le terrain ? N’y a-t-il pas un risque que le ressort se casse ?
Non, je ne pense pas. Il y a beaucoup de choses qui se disent sur les tensions entre les attaquants mais elles n’existent pas. Tout le monde veut bien faire, tout le monde veut marquer des buts. Mais c’est mieux d’avoir ces sautes d’humeur plutôt que de ne pas se dire les choses. On est un groupe très soudé, contrairement à ce que les gens pensent. Si on continue dans le même état d’esprit, on pourra aller chercher les choses qui nous tiennent à cœur.

Au quotidien, le PSG a-t-il déjà tout d’un grand club aujourd’hui ?
Non, il y a beaucoup de travail à faire. On n’en est qu’à la base d’un projet, mais il faut continuer à travailler pour que le PSG devienne un grand d’Europe.

Source : Football365

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