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Bertucci : «Ne pas lâcher une compétition»

Rédigé Le 08 mars 2011, 12h11 par Loic

Pour la première fois depuis son arrivée au PSG en 2009, Antoine Kombouaré a autorisé l’un des membres de son staff technique à s’exprimer. C’est l’occasion pour son adjoint, Yves Bertucci (48 ans), de porter un regard empreint de justesse sur son rôle de numéro deux. Il parle également de la cohabitation avec Kombouaré et évoque la situation de l’équipe de la Capitale toujours en lice sur trois tableaux.

Jeudi, Paris affronte Benfica en 8e de finale aller de la Ligue Europa. Ne serait-il pas judicieux de faire l’impasse sur cette compétition ?
On ne peut pas lâcher une compétition ou demander aux joueurs d’agir ainsi. On joue beaucoup de matchs, c’est vrai, mais si on a mal fini face à Toulouse (2-1) ou perdu à Auxerre (1-0), ce n’est pas à cause de la fatigue.

De l’extérieur, le PSG passe pour un club particulier. Abondez-vous dans ce sens ?
Franchement, c’est très tranquille au camp des Loges. Après, c’est vrai que, comme l’OM ou Lyon, le PSG est un club médiatique. On le voit quand on se déplace.

Vous êtes donc ravi de l’avoir rejoint…
J’avais envie de connaître un grand club avec des ambitions et disputant la Coupe d’Europe. Au Mans, j’ai travaillé avec des garçons en devenir. Maintenant je côtoie toujours des espoirs comme Sakho, mais aussi des joueurs d’une grande expérience comme Makelele, Giuly ou Coupet. C’est très enrichissant.

Vous avez été numéro un au Mans, vous êtes adjoint à Paris. Expliquez-nous votre rôle.
J’ai découvert le rôle de numéro deux à Paris. Je m’investis surtout dans la conception et la mise en place des entraînements. Après, je dois aussi relayer le discours d’Antoine auprès des joueurs. On a moins de choses à régler que le coach principal, donc on peut prendre plus de recul. Et moi, comme j’ai déjà été numéro un, je maîtrise aussi cette fonction et je sais qu’elle n’est pas simple.

Comment travaillez-vous avec Antoine Kombouaré ?
On ne se connaissait pas au départ. Le contact passe bien. Il est à l’écoute et demandeur. Mais c’est lui qui décide. S’il me demande mon avis, je le lui donne, sinon, je considère qu’il n’en a pas besoin. Antoine aime être au cœur des séances, y participer.

Vous êtes très calme. Kombouaré est plus « chaud », comme il dit. Est-ce l’alliance du feu et de la glace ?
Je suis peut-être plus calme. Mais ça m’arrive aussi de m’énerver. Antoine est plus connu et médiatique que moi, donc plus exposé. Mais si j’ai quelque chose à dire, je le dis.

Vous êtes en fin de contrat en juin. Comment vivez-vous cette situation ?
Je fais mon boulot. L’an dernier, j’ai eu une discussion avec le président et je n’ai pas trop compris pourquoi l’entraîneur voulait que ses adjoints prolongent de deux ans et le club d’un an. Comme les joueurs en fin de contrat, je me donne à fond. On a des objectifs à atteindre.

Source : Le Parisien

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