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Yann, un an après...

Rédigé Le 28 fevrier 2011, 9h34 par Loic

Un an jour pour jour après le drame, Jean-Pierre Lorence, le père de Yann Lorence, le supporter parisien passé à tabac en marge du match PSG-OM, s'exprime dans les colonnes du Parisien.

La soirée du drame :
Je ne savais même pas que Yann était au stade ce soir-là. Avec sa mère, on l’avait appelé à midi pour l’inviter à manger, mais il a répondu qu’il n’était pas libre. Ensuite on a eu un coup de fil de l’hôpital à 23h30 pour nous annoncer ce que vous savez. Sur la soirée elle-même, il y a des bandes vidéo, des témoignages et un rapport de police qui démontrent que Yann a été pris à partie alors qu’il marchait passivement avec une bière à la main. Il était au mauvais endroit.

La passion secrète :
Yann travaillait depuis quatre ans sur Paris, dans la sécurité. Il s’occupait d’une famille riche dont il était en quelque sort le garde du corps. Il avait quitté le domicile familial à l’âge de 18 ans pour occuper un petit studio que nous avions dans le XIVe, et c’est à partir de là qu’il s’est mis à supporter le PSG et à aller au Parc. Il a fait du foot vers l’âge de 10 ans comme beaucoup d’enfants. Mais Yann ne nous parlait jamais de cette passion. Je suis allé au Parc pour la première fois avec lui et mes petits-enfants il y a deux ans et ça s’était passé normalement.

Le silence des amis supporteurs :
J’ai découvert pendant les trois semaines de son coma des choses que je ne connaissais pas sur mon fils. Tous les jours il y avait une cinquantaine de personnes à l’hôpital qui attendaient dans la salle d’attente sans pouvoir le voir. Ils nous ont témoigné beaucoup de soutien. Mais ce qui m’a déplu, c’est qu’à côté de leur gentillesse individuelle je n’en ai pas plus appris sur les habitudes de Yann. A part me dire que c’était un type bien, leurs réponses ont toujours été vagues même sur le déroulement de la soirée. C’est le reproche que je leur fais.

Le passé de « dur » de son fils :
J’ai appris par les journaux qu’il avait fait partie d’un groupe radical. Il s’est toujours montré discret sur sa vie personnelle. Mais quand on le voyait tous les quinze jours, il ne portait jamais de traces de coups. C’était quelqu’un d’imposant qui faisait de la musculation, mais il était assez timide. Pour moi, Yann n’était pas quelqu’un de violent. Depuis plusieurs années, il était devenu plus adulte, on le sentait plus posé. Quant à ses convictions politiques, je ne les connais pas, mais il ne votait pas. D’ailleurs on a retrouvé, dans ses papiers, sa carte d’électeur complètement vierge.

L’hommage du jour de la tribune Boulogne :
Ils peuvent défiler pour la mémoire de Yann (NDLR : le rassemblement est prévu à 19 heures devant le Parc des Princes), mais je ne veux pas y assister. Yann a déjà payé pour toutes ces violences et désormais ça suffit. Je ne veux pas apparaître aux côtés d’une partie ou de l’autre des supporteurs. De notre côté, on ira au cimetière en famille, mais de manière privée. On veut se retrouver seuls.

Source : Le Parisien

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