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Leproux : «Battre Marseille»

Rédigé Le 06 novembre 2010, 12h03 par Loic

A la veille du PSG-OM au Parc des Princes, le Président parisien Robin Leproux a répondu aux questions des lecteurs du Parisien. Sans chichi, le dirigeant parisien a répondu à toutes les questions sans détour.

Après le match nul 0-0 contre Dortmund, estimez-vous que Paris est fin prêt pour affronter l’OM ?
Le match face à Dortmund est une fierté. Tutoyer un très bon club européen, c’est une grande satisfaction. Comme me le disaient les dirigeants du Borussia, on a une poule de Ligue des champions. Les performances en Coupe d’Europe nous rassurent sur le niveau de l’équipe. On est raisonnablement optimistes et on se dit qu’on a une équipe solide avec un vrai potentiel.

« Le plus grand bonheur, c'est de battre Marseille »

Que se passe-t-il avec vos attaquants, notamment Hoarau ?
Je suis catégorique : c’est un joueur exceptionnel. Comme Erding, il va retrouver le chemin des filets.

Allez-vous recruter un attaquant performant du type Hazard ou Payet au mercato d’hiver ?
On est très méfiants parce qu’avec ce mercato-là on a connu de mauvaises expériences. Et avec nos moyens financiers, on n’a pas le droit de faire la moindre bêtise. On ne va pas déstabiliser un groupe en janvier alors qu’on a un bon effectif. A ma connaissance, les deux joueurs que vous citez ne sont pas disponibles et pas dans nos moyens immédiats.

A l’avenir, envisagez-vous de recruter un entraîneur emblématique, comme dans tous les grands clubs ?
Avec Antoine Kombouaré, je considère que j’ai un entraîneur emblématique, qui s’est très bien adapté au PSG. Les progrès de l’équipe, l’ambiance dans le groupe viennent d’Antoine, qui joue son rôle d’entraîneur stable, travailleur, capable de se remettre en question. Je considère qu’on a un très grand entraîneur, très compétent.

N’avez-vous pas l’impression d’avoir tué l’ambiance au Parc avec votre plan antiviolence ?
Ce sont les gens qui se sont tués! Je suis venu sur le terrain de la sécurité pour qu’il n’y ait pas d’autres morts et que le club ne meure pas. J’ai dû prendre des décisions pour protéger les supporteurs et le club. Se dire qu’on peut aller au Parc sans croiser des gens qui s’agressent, c’est un vrai progrès. Maintenant, on doit travailler sur l’ambiance. J’ai demandé à Alain Cayzac (NDLR : ancien président du PSG) et Franck Borotra (NDLR : président de la Fondation PSG) de m’aider à ramener tout le monde autour de la table pour dessiner le processus de retour aux abonnements parce que c’est une anomalie de ne pas en avoir. Je l’ai toujours dit, c’est un plan évolutif. On espère pouvoir reproposer des abonnements en s’assurant qu’on puisse venir en sécurité au Parc. (Ironique) Que préférez-vous ? Un petit mort tous les six mois pour préserver l’ambiance ? Des gens qui ne veulent plus venir au stade parce qu’ils ont peur d’être agressés ?

Pourquoi punir tous les supporteurs alors que les fauteurs de troubles sont connus ?
Mais moi, je ne les connais pas! Il ne faut pas croire que mes prédécesseurs n’ont pas voulu extraire du stade 200 personnes de chaque côté. Si c’était si simple, je ne me retrouverais pas aujourd’hui dans une situation oú je suis terriblement impopulaire parce que je contrains 13000 personnes à ne pas avoir d’abonnements. Aujourd’hui, Paris s’en tire par le haut. Michel Platini a salué la prise de responsabilité du club. On est un exemple et on va arrêter de dire qu’on est un club avec des supporteurs violents et racistes, ce qui est une caricature intolérable.

« On espère proposer bientôt des abonnements »

A quoi ressemblera le Parc des Princes au moment de l’Euro 2016 ?
Ouh là, vous me projetez loin ! Moi, je vois le futur Parc des Princes avec le même esprit qu’aujourd’hui — un œuf bien fermé avec le public qui communie avec ferveur — mais modernisé pour offrir plus de confort à tous les publics et des facilités d’accès, en fluidifiant l’entrée, en créant des parkings souterrains. Il y aura peut-être un restaurant du PSG, mais ce ne sera pas un centre commercial. Ce sera un stade qui incarne le PSG, son histoire. Le Parc, c’est la maison du PSG.

Oú irez-vous jouer pendant les travaux ?
Pour les grandes rencontres, on jouera évidemment au Stade de France. Je ne vois pas d’alternative. Faudra-t-il aller jouer les plus petits matchs dans un autre stade ? Ou fera-t-on tout au Stade de France ? Cela dépendra des conditions de location. Je suis garant du budget du PSG. L’argent doit être bien dépensé et prioritairement pour renforcer l’équipe.

J’ai le sentiment que vous ne vous consacrez pas à 100% au PSG. Avez-vous d’autres fonctions ?
Alors là, vous me surprenez! C’est peut-être parce que je ne parle pas sans arrêt. Un président du PSG est sollicité en permanence. Si on veut être médiatiquement présent, on peut ne faire que ça! Je suis investi à 100% au PSG, disponible, réactif et je ne pense qu’à ça.

Quel est votre objectif sportif pour les cinq prochaines années ? Gagner la Ligue des champions est-il possible ?
J’essaie d’être réaliste. Ce n’est pas la politique des petits pas, mais je veux d’abord consolider et progresser. Pour atteindre la Ligue des champions, cela voudrait dire avoir changé de périmètre budgétaire, avoir un nouvel investisseur à côté de notre propriétaire qui aurait injecté 50 à 60 M€, avoir trois à quatre gros joueurs en plus. On passerait alors au budget OL-OM. Je ne peux préjuger, ce n’est pas mon argent. Mais si j’avais 100 M€, je les mettrais dans le PSG. Bon, j’en garderais peut-être un pour mes vieux jours (rire).

Cette saison, Paris peut-il remporter le championnat ?
Cette année, Marseille a des arguments très forts. C’est notre grand rival, on va tout faire pour l’empêcher de gagner des titres. Le plus grand bonheur, c’est de battre Marseille. On n’est pas à l’abri d’un succès cette saison en championnat.

Les finances du PSG sont-elles inquiétantes ?
C’est toujours inquiétant une entreprise qui perd beaucoup d’argent. Le déficit du PSG est chronique. Les points pour se rassurer sont nombreux. D’abord, on a un actionnaire solide et qui s’engage à payer à chaque fois le déficit du club. Le club n’est donc pas en danger. Ensuite, il y a l’actif joueur. Et troisièmement, avec l’image du PSG qui s’améliore, on est capables d’accueillir plus de partenaires. Le déficit structurel va aller en s’amenuisant année après année.

Le PSG est-il en passe d’être vendu, tout ou partie, à des investisseurs des Emirats ou du Qatar ?
Le PSG intéresse pas mal de gens et c’est normal. C’est quand même Paris… On est de plus en plus sexy, si j’ose dire ! Concernant les Emirats ou le Qatar, il n’y a vraiment rien aujourd’hui. Ce qui s’est dit est erroné. Rien n’a été signé, rien n’est discuté. Parmi les gens qui montrent des signes d’intérêt, il y a des Chinois, des Russes. Ce n’est pas forcément le Moyen- Orient.

Des Chinois, vraiment ?
On le sait, il y a des gens qui ont beaucoup d’argent dans ces pays-là, comme en Russie d’ailleurs. Beaucoup de gens montrent de l’intérêt, mais aujourd’hui il n’y a rien du tout de concret.

Comment se fait-il que vous ayez gardé si longtemps Jérôme Rothen, qui touchait 180 000 € par mois, sans le faire jouer ?
C’est très simple. Il avait un contrat. Je respecte les joueurs. Pourquoi il irait casser son contrat et abandonner beaucoup d’argent ? Mettez-vous à sa place. C’est normal. Mais à partir du moment oú l’on sait qu’il ne fera plus partie du groupe, qu’il ne jouera plus, il faut se mettre autour de la table. C’est une discussion de gros sous qui est difficile et qui prend du temps

Le centre de formation du PSG ne fabrique-t-il pas des chômeurs ?
Non, je vous trouve très dur. Au Paris Saint-Germain, garder des jeunes joueurs, c’est compliqué. On est très attaqués. L’année dernière, on m’a demandé de recevoir un joueur de 11 ans pour le convaincre de rester dans notre préformation. Il avait déjà été repéré par de nombreux clubs. Mon boulot de président, c’est de le convaincre de signer au PSG. Le gars arrive avec un agent… Vous vous rendez compte? A 11 ans. Je suis tombé de ma chaise.

Nene sera-t-il encore là la saison prochaine ?
Nene, on l’a attaché avec quatre cadenas ! Il n’est pas question qu’il parte car il vient d’arriver. On construit. On est à la fois dans une phase de transition et de progression. Nene s’est très vite acclimaté au club mais aussi dans le groupe. Je crois qu’il est très heureux.

On ne parle pas assez des 40 ans du club…
On en a conscience. On organise pour novembre quelques manifestations, notamment une grande émission spéciale sur RTL avec des anciens joueurs. Il y a aussi une très belle exposition photo gratuite à la mairie de Paris. Il faut que l’on multiplie tout cela, en effet.

Selon moi, votre « faible » salaire peut être un frein à votre implication dans le club…
Je pense que quelqu’un qui gagne 7 000 € par mois, c’est déjà très supérieur à la moyenne française. Si j’ai demandé ce salaire à mon actionnaire, c’est pour une raison précise : on n’a pas d’argent au Paris Saint-Germain. Et on perd 20 briques (NDLR : 20 M€). Je me suis jeté corps et âme dans ce challenge. Je ne suis justement pas venu pour l’argent. Il y aura des primes si on travaille tous merveilleusement bien et que les résultats sont extraordinaires, mais, en attendant, on a plutôt besoin d’avoir des finances pour s’acheter des joueurs.

La vie au PSG n’est pas éternelle, comment envisagez-vous l’après ?
Je ne me pose pas la question du tout. Au PSG, il faut se mettre à la disposition du club, avoir envie de vivre des moments de grande intensité et se dire : « Attention, on n’est pas propriétaire du club, on est à son service, donc de passage. » Mais on peut être de passage cinq-six ans ou, comme certains, un mois. Il ne faut pas se poser la question. Là, c’est l’OM. Il faut battre Marseille, et avec la manière, pour que l’on vive tous un moment exceptionnel. Et après, il y a Valenciennes…

Avez-vous envie de rester au PSG ?
Oui, moi, j’ai envie de rester le plus longtemps possible au PSG, cela va de soi. Mais, comme tout employé, je peux être remercié du jour au lendemain. On connaît cela au PSG. Mon rêve serait de rester le plus longtemps possible et de voir le club tutoyer les grands d’Europe. Là, on aurait tous réussi. Mais il faut rester modeste par rapport à cela. On a un long chemin. On voit bien les étapes, tout le travail qu’on a à faire. Et surtout, on n’a pas le droit à la moindre erreur à Paris.

Source : Le Parisien

Leproux

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