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Péguy Luyindula se confie

Rédigé Le 20 fevrier 2010, 11h33 par Loic

L'attaquant parisien s'est longuement confié au quotidien Le Parisien, à quelques heures de recevoir Toulouse au Parc des Princes, deux semaines après la gifle prise face à Lorient. Jusqu'à présent, Luyindula avait toujours refusé de répondre à une interview.

C’est votre première interview cette saison. Pourquoi parlez-vous maintenant ?
Parce que là, c’est utile. Cela ne sert à rien de parler quand tout va bien. Sinon, cela reviendrait à faire ma propre promotion. Dire « c’est super, je suis en pleine réussite », ce n’est pas mon but. En ce moment, l’environnement n’est pas simple. Je préfère donc m’exprimer maintenant. D’autres n’ont pas forcément envie de parler en ce moment.

Pourquoi le PSG, après une saison plutôt correcte, est-t-il retombé dans ses travers ?
En début de saison, on se sentait forts. On marquait beaucoup de buts. Quand les premiers doutes sont arrivés, nous les avons trop laissés s’installer. On a peut-être voulu changer trop de choses.

A quoi pensez-vous ?
On a cherché la perfection. Et cela nous a déréglés. Quand on a battu Valenciennes (3-2), on s’est dit que le prochain match, cela devrait faire du 3-0. Alors que des victoires 1-0, surtout quand on n’est pas en super forme, amènent beaucoup de confiance. Ça n’a pas été un manque de dialogue entre nous mais plus de l’incompréhension. Chacun pensait que l’autre aussi avait conscience des problèmes et qu’en conséquence il n’y avait pas besoin de dialoguer. Mais on vient de réaliser que ce n’était pas le cas. Et avant Vesoul, on s’est parlé.

En quoi la réception de Toulouse, ce soir, est-elle très importante ?
Il faut gagner ne serait-ce que pour la vie du groupe. Quand on perd, il y a presque une forme de deuil qui nous tombe dessus. Là, on est sur quatre défaites et un nul. Et qu’on arrête de dire qu’on s’en fout. Qui peut croire cela ? Ce n’est pas parce qu’on rigole à l’entraînement trois jours après un match qu’on s’en moque. On ne va pas s’amuser à prendre des fausses postures ou venir à l’entraînement en RER alors qu’on a des voitures. Cela ne sert à rien de tricher.

Vous n’avez pas raté un match en championnat depuis le 20 septembre 2008 (NDLR : 57 rencontres d’affilée). C’est le record actuel en L 1. Quel est votre secret ?
Je l’ignorais. Depuis le début de ma carrière, j’ai été rarement blessé. J’ai de la chance mais je connais aussi bien mon corps. Enchaîner autant de matchs comme titulaire ou remplaçant prouve qu’on a aussi besoin demoi. Il faut avoir de la force mentale dans les moments plus durs. Et j’ai réussi à conserver cette force.

Comment faites-vous ?
C’est forcément un mélange de confiance et d’ego. J’essaie d’analyser les comportements des uns et des autres. Et il faut savoir faire preuve d’arrogance quand on sent que celui qui vous critique n’a pas tous les éléments objectifs pour vous juger. Mais je ne me dis pas : « Je m’en fous, je connais mes qualités. » Ce serait trop simple. Car quand on est moins bien, on ose moins et on change son jeu. Il faut savoir accepter les creux d’une saison. J’admire ceux qui sont capables de vaincre les moments de fragilité plutôt que de péter les plombs continuellement.

Est-ce pour cela que vous êtes ami avec Mateja Kezman ?
C’est un homme qui réagit d’une façon admirable au fait de ne pas être dans les premiers choix. Il pourrait en vouloir à la terre entière mais, au contraire, il se force à rester le même.

Trouvez-vous qu’on a été injuste avec vous cette saison ?
Je ne m’intéresse pas trop aux jugements sur moi car je pars du principe que je ne plairai pas à tout le monde. Quand on dit qu’il me faut dix occasions pour marquer un but, d’accord. Mais est-ce plus grave que celui qui n’en a qu’une et qui la manque ? Que dois-je faire ? Me cacher et attendre l’opportunité plus facile que les autres ? C’est trop facile de stigmatiser un seul joueur. En foot, il n’y a pas dix ouvriers au service d’un PDG. Des fois, il faut savoir se dire que celui qui rate un dribble, c’est celui qui a demandé le ballon… Je veux bien qu’on ne regarde que le côté négatif, mais cela neme fera pas changer de façon de jouer.

Source : Le Parisien

Luyindula

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