Chargement...

[Plan du site] Vous êtes ici : Accueil» Actualité» Club» Kombouaré : «Un adversaire redoutable»» Lecture d'une news



Kombouaré : «Un adversaire redoutable»

Rédigé Le 20 fevrier 2010, 11h25 par Loic

Antoine Kombouaré espère que ses joueurs feront abstraction du contexte après la défaite contre Lorient afin de gagner de soir face à Toulouse au Parc des Princes.

Antoine Kombouaré, redoutez-vous vos retrouvailles avec le Parc des Princes, qui avait demandé votre démission contre Lorient ?
Ma situation n'est pas importante du tout. Ce qui est important c'est que nous fassions un grand match demain (samedi) et que nous soyons capables de gagner. Le reste… Après, je connais les propos de l'adversaire, Toulouse. Que ce soit l'entraîneur, Casanova, ou ses joueurs. Ils savent que le temps va travailler pour eux. Si les Toulousains arrivent à faire en sorte que ce soit compliqué pour nous, ils espèrent que le public va se retourner contre nous. Nous connaissons le contexte, maintenant c'est à nous de bien nous concentrer sur notre match et à nous de répondre en faisant un grand match. Nous devons prendre à tout prix les trois points de la victoire. Ils nous feraient beaucoup de bien.

Mevlut Erding a dit cette semaine que le PSG devrait se lâcher, au contraire de la dernière sortie contre Nancy. Partagez-vous son jugement ?
Oui, il faudra se lâcher. En s'appuyant sur ce que nous avons fait de bien sur nos deux derniers matchs, notamment à Vesoul en Coupe de France avec cette qualification à la clé. Nous restons sur deux matchs oú nous n'avons pas pris de buts. C'est très bien, nous nous sommes appuyés sur une assise défensive solide, qui nous a permis de concéder peu d'occasions à notre adversaire. Nous avons retrouvé les vertus qui font notre force. Mais maintenant, il faut marquer, car il n'y a que comme ça que nous gagnerons des matchs. Quel PSG verra-t-on contre Toulouse ? Un PSG qui saura défendre quand il n'aura pas le ballon et qui doit être capable de marquer quand il en aura l'occasion. Il faut surtout retrouver une solidité défensive, car ça rassure.

Doit-on s'attendre, comme à Nancy, à ce que le PSG cherche avant tout à obtenir un match nul face à Toulouse ?
Mais nous n'avons pas joué le nul à Nancy. Pas du tout. Nous avons joué pour ne pas prendre de but. Et ensuite, nous nous sommes créés des occasions. Nous avons été bien meilleurs que Nancy. Nous avons non seulement bien défendu, mais nous avons aussi souvent eu le ballon. Malheureusement, nous avons été un peu trop timides, nous ne sommes pas allés au bout de nos actions. Mais nous avons essayé de gagner le match à Nancy, en nous appuyant sur une assise défensive. C'est ce que nous allons faire demain de toute façon. Il faut être costaud derrière et nous aurons des occasions. Il faudra alors être efficace. Jouer les coups à fond et se montrer plus tranchants. Mais c'est pareil pour toutes les équipes qui connaissent des soucis. Quand Lille était très mal, ils sont repartis dans un premier temps avec l'idée de former un bloc, de défendre, de ne pas prendre de but et de grappiller des points. Après, avec des points, on retrouve la confiance pour jouer un peu plus haut et se créer plus de situations.

Vous contenteriez-vous samedi contre Toulouse d'un nouveau point ?
A Nancy, c'était un bon point par rapport à ce qui s'était passé dans la semaine. Nous étions dans la tourmente, donc nous étions partis là-bas pour faire un bon match défensif d'abord. Ce que nous avons bien fait. Cela n'a juste pas été parfait dans l'efficacité offensive. Contre Toulouse, comme l'a dit Mevlut Erding, il faudra donc se lâcher un peu plus sur le plan offensif et être tranchant. Nos deux derniers matchs nous ont fait beaucoup de bien au niveau de la confiance. Ils ont ramené de la sérénité mais il faut valider tout ça par une victoire face à Toulouse.

« Toulouse est un adversaire redoutable »

Comment gérez-vous au quotidien avec votre groupe le fait de ne plus avoir rien à espérer de ce championnat ?
Non, c'est faux ça, car nous ne pouvons pas nous satisfaire de cette quatorzième place. Ne serait-ce que pour nous et notre public au Parc, nous devons regagner tout de suite pour qu'il y ait à nouveau de la communion et de la joie après les matchs. Les victoires vont amener de la confiance et nous permettre de grappiller des points. Mais aussi de préparer au mieux ce quart de finale à Auxerre.

Ressentez-vous une certaine appréhension à la veille de retrouver le Parc des Princes et vos supporters ?
En fait, cette appréhension, je la ressens par rapport à mes joueurs. A savoir comment ils vont être amenés à jouer ce match, dans un contexte difficile car notre dernier match au Parc s'est soldé par une lourde défaite, avec un public fort logiquement mécontent. Aujourd'hui, mon travail est donc de préparer mes joueurs à être costauds, quel que soit le contexte dans lequel nous évoluerons demain. Il faudra surtout faire abstraction de ce contexte et rester fort dans la tronche. Des doutes ? Non, je n'en ai pas, mais toute la semaine, j'ai travaillé à préparer mes joueurs pour qu'ils soient uniquement concentrés sur le jeu contre Toulouse. Et pas sur ce qu'il va se passer à l'extérieur. Mais ça ne va pas être un match simple, car Toulouse a les arguments pour nous contrarier.

Quels arguments ?
Avec Bordeaux, Toulouse est aujourd'hui la meilleure défense du championnat. C'est une équipe très athlétique qui aime le défi physique mais qui possède aussi beaucoup de qualités offensives avec Kazim, Braaten et Tabanou. Et ils ont un très bon milieu de terrain, très dense, avec des joueurs athlétiques et qui savent jouer au ballon. Toulouse est un adversaire redoutable.

« A Valenciennes, c'était chaud aussi »

Est-ce que ce n'est pas devenu quelque part plus facile et plus reposant pour vous d'aborder les matchs en déplacement plutôt que chez vous ?
Non, pas du tout. Le seul match que nous avons raté au Parc c'était contre Lorient. Contre Monaco, nous avions fait un grand match mais on perd face à une belle défense et un grand Ruffier. Le contexte ? Je ne pense pas à ça moi. Ce qui m'importe c'est que nous soyons bien en place, bien capables de défendre. Contre Lorient, nous avons fait de très belles choses pendant les vingt premières minutes. Nous marquons même un but valable, mais il n'y a que l'arbitre qui voit que Hoarau est hors-jeu. Et derrière, si nous prenons un but, il faudra savoir ne pas lâcher, surtout pas. Quels que soient les événements du match, il faudra rester costaud sur la durée. Et quel que soit le score, pour qu'il y ait la victoire à l'arrivée.

Prenez-vous sur vous actuellement par rapport aux médias, à la pression, aux résultats et à tout ce qui fait que la situation du PSG aujourd'hui n'est pas simple ?
Non mais moi, j'adore mon métier, et ça fait partie de mon métier d'affronter tout ça. Bien sûr que je préfèrerais avoir une équipe qui gagne. Mais le plus intéressant aujourd'hui pour les joueurs comme pour moi-même est de rester concentré sur son travail et pas de partir dans tous les sens. Comme la semaine dernière avec ce qui s'est passé, que ce soit avec Mamadou Sakho ou Sammy Traoré. Il faut garder son calme et bosser pour trouver les solutions sur le terrain. C'est ça l'essentiel. Après, c'est pareil qu'à Strasbourg ou à Valenciennes. Quand tu es entraîneur, tu as des soucis. Ton travail c'est surtout de travailler fort pour trouver des solutions et non pas se disperser en prêtant attention à ce qu'on dit sur l'équipe. A Valenciennes, ce n'était pas tranquille, ça a été chaud pour moi aussi.

Vous n'avez pas toujours été tendre avec vos joueurs ces derniers temps…
Moi, je suis très exigeant avec les joueurs, mais parce que je le suis avec moi. Et après, si je leur dis certaines choses, c'est parce qu'il y a des moments oú ça ne passe pas. Et si quelqu'un doit dire les choses de temps en temps, c'est moi. C'est moi l'entraîneur, donc c'est mon rôle. Je suis là pour dire quand c'est bien mais aussi quand ça ne va pas. Mais j'ai énormément confiance en mes joueurs et je n'ai qu'une idée en tête, c'est trouver les solutions avec eux pour pouvoir gagner les matchs. Ça fait partie du management. Quand vous sortez d'un match et que vous n'êtes pas content, ça serait hypocrite de ma part de dire que mes joueurs ont fait un superbe match. Aujourd'hui, les joueurs ont besoin qu'on les rassure, car tout le monde leur tape dessus. Moi le premier. Mais quand on n'est pas bon c'est normal. Après, si c'est dur pour nous, ça l'est encore plus pour les joueurs. Car ils ont la pression et ce sont eux qui doivent répondre présent sur le terrain. Il faut les aider et c'est mon rôle. Mais là, ce n'est pas dur qu'il faut être mais soudés.

Source : Foot365

Kombouaré

PSGENFORCE TV
NEWS DE LA SEMAINE
 

 
© 2005-2014 - PSGenForce.net - Tous droits réservés - 10 visiteurs en ligne - Remonter