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Les vérités de Kombouaré

Rédigé Le 31 janvier 2010, 16h24 par Loic

Dans un entretien accordé au Journal du Dimanche, l'entraîneur du PSG Antoine Kombouaré revient sur la situation actuelle du club.

OL-PSG, c’est un choc entre deux malades?
Entre deux équipes mal en point. Lyon peut encore accrocher la Ligue des champions. Nous, on a un peu décroché mais on n’abdique pas. L’objectif, c’était de faire mieux que la saison dernière (6e). Donc de finir dans les cinq premiers. Il y a encore la place, mais il faut arrêter de déconner. Je ne suis pas content de me retrouver onzième, de ne pas être capable de gagner des rencontres comme Monaco (0-1). Quand vous perdez, la confiance s’effrite. Mais dans l’esprit, on y est. A Lyon, l’équipe sera prête à aller au combat. On me dit qu’on passe souvent à travers: faux! C’est arrivé une seule fois. A Lille (3-1). Bien sûr, on a pris des buts à la con en fin de match, mais on a toujours eu le sentiment d’avoir tout fait pour gagner.

Même à Marseille (1-0)?
Qu’a montré l’OM ce soir-là ? On a eu les plus belles occasions et ils ont gagné sur un coup de pied arrêté. Je ne suis pas démago, mais on les a surclassés.

Vous dormez bien en ce moment?
On ne dort jamais bien quand on est entraîneur. Il y a juste un peu plus de pression quand les résultats ne sont pas là. Est-ce que je me sens menacé? Je n’y pense pas. Je ne me plains jamais. Je fais un métier fantastique. Ce qui m’embête, c’est de ne pas pouvoir inculquer la culture de la gagne. ça prend du temps et cela ne fait que six mois que je suis là. Il y a des joueurs qui sont là depuis trois ou quatre ans… Coupet, Erding et Jallet: voilà les trois joueurs que j’ai fait venir. C’est trop peu. J’espère finir cette saison en boulet de canon et, ensuite, injecter du sang neuf.

«On n’a pas l’effectif pour être champion»

Vous avez testé la méthode forte et la méthode douce. Votre discours tourne-t-il en rond?
Non. On apprend à vivre ensemble et ça se passe bien. Cette force, on doit la retranscrire sur le terrain. Tous nos adversaires ont envie de nous marcher sur la tête. Il faut répondre au défi physique. Avec une équipe assez limitée, on a fait le parcours qu’il faut, même s’il ne satisfait pas. A la trêve, on avait la troisième attaque sans Hoarau. On avait aussi la quatrième défense. Les statistiques sont bonnes, pas le classement: il y a un truc qui cloche. J’ai envie d’un effectif plus fourni pour instaurer plus de concurrence. ça va être le cas avec les retours de Hoarau et Sessegnon.

Pourquoi ne pas se renforcer au mercato?
C’est comme ça… Je travaille avec les joueurs que j’ai. Le meilleur recrutement, c’est de récupérer les blessés. Une attaque avec Hoarau, Erding et Luyindula, ça peut être intéressant. Et puis, il faut recruter dans l’optique de se renforcer. Donc prendre du très haut niveau.

Vous dites que "le PSG est un grand club, pas une grande équipe". C’est son mal?
C’est un problème. On n’a pas l’effectif de l’OL, l’OM ou même Bordeaux. A mon époque, sur vingt-trois joueurs, il y avait vingt internationaux. Dans le onze de départ, seul Patrick Colleter ne l’était pas. Aujourd’hui, il y en a combien? Juste Stéphane (Sessegnon) avec le Bénin. Le PSG ne peut plus avoir une équipe comme il a eu. En France, seul Lyon se donne les moyens.

Le PSG n’a donc pas les moyens de ses ambitions?
On n’a pas l’effectif pour être champion. Pour être européen, si. On doit pouvoir faire comme Toulouse ou Lille qui ont accroché la Ligue des champions. Ceux qui viennent ici doivent prendre conscience que cela nécessite un gros mental. Il y a une pression qui n’existe nulle part ailleurs, hormis à Marseille. C’est une chape de plomb sur les joueurs. Je n’aurais pas voulu vivre les saisons précédentes avec la mort du supporter, les embrouilles au Camp des Loges : menaces, voitures cassées… Il faut être fort. Tout le monde n’en est pas capable.

« Pas là pour faire du copinage...»

Quand vous défendez vertement Claude Makelele, critiqué par Christian Gourcuff, c’est une stratégie pour vous mettre le groupe dans la poche?
Une stratégie? Non! Je n’ai jamais fait le clown, moi. Je ne suis ni un menteur, ni un zigoto! Si un mec vient m’emmerder, je lui dis direct. Quand on touche à un de mes joueurs, je monte au créneau.

Regrettez-vous d’avoir fait tourner l’équipe en Coupe de la Ligue à Guingamp, oú vous avez été éliminés (1-0)?
C’est de la mauvaise foi de dire que c’était une équipe de jeunes: il n’y en avait que deux. Quand j’ai des blessés, comme Erding, je les mets au repos. Mon travail, c’est de faire jouer les meilleurs. Je ne suis pas là pour faire du copinage ou satisfaire certains. J’ai une mission. J’ai envie d’aller au bout, mais surtout de tirer cette équipe vers le haut. J’aime profondément ce club. Aujourd’hui, on n’a pas le droit de se trouver d’excuses.

Dans quel domaine estimez-vous devoir encore progresser en tant qu’entraîneur?
On apprend tous les jours. Pas plus tard que cette semaine, j’ai eu un joueur en garde à vue (Younousse Sankharé). Je fais quoi face à ça? Je dois faire en sorte qu’il puisse revenir dans les meilleures conditions. Le protéger et le refaire travailler. Je suis avide d’expériences nouvelles, c’est ce qui me fait lever tous les matins.

Franchement, il n’y a jamais de moments de découragement?
Monaco, ça fait mal… (Il s’arrête.) A la fin de la saison, je me mettrai face à une feuille blanche, je dresserai un bilan et noterai les rendez-vous manqués. Pour l’instant, je suis dans l’action.

Kombouaré

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