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Blanc : « Une équipe joueuse »

Rédigé Le 19 janvier 2014, 11h44 par Loic

Satisfait de la prestation de Javier Pastore contre Bordeaux, Laurent Blanc refuse toutefois de s'en contenter. Au contraire, l'entraîneur parisien, certain que l'Argentin peut donner encore plus, affirme qu'il ne va plus le lâcher.

Laurent Blanc, que retenez-vous du match aller à Nantes (2-1) ?
Ça avait été un match difficile. Si je me souviens bien, Nantes avait d’abord joué à cinq dans un premier temps. Puis, ils avaient changé de tactique en deuxième mi-temps et avaient joué à quatre. Globalement, le match avait assez difficile, mais je pense que Paris n’était pas encore le Paris d’aujourd’hui. On se cherchait un petit peu. C’était un début de saison et il y avait des états de forme un peu différents. Paris est dans un état de forme nettement supérieur qu’au match aller. Mais depuis, cette équipe de Nantes a vraiment progressé aussi. Je l’ai vu faire un très grand match à Marseille, par exemple. Donc voilà, ça sera une équipe très intéressante à jouer. Voir comment elle joue au Parc des Princes, ça m’intéresse. Car c’est une équipe joueuse. Je connais très bien l’entraîneur (ndlr : Michel Der Zakarian), c’est quelqu’un qui aime aussi avoir le ballon, la possession de balle. C’est intéressant et j’espère qu’ils viendront avec ces intentions-là. Mais on respecte beaucoup cette équipe de Nantes, effectivement. Elle fait partie des équipes qui nous ont donné le plus de fil à retordre pour gagner le match.

Le fait d’avoir fait un peu le break au niveau du classement change-t-il votre approche et vous donne-t-il une sécurité ?
Non, pas spécialement. On ne s’appuie pas dessus. On veut continuer notre tableau de marche. Surtout en championnat. Comme vous le savez, il faut engranger des points. Et il y en a encore beaucoup à prendre. Notre but à nous, c’est de respecter tous les adversaires, mais d’avoir toujours l’envie de les battre. Ce sera encore le cas dimanche contre Nantes. Ce que font nos adversaires, c’est important, certes, mais j’accorde beaucoup plus d’importance à ce que nous faisons nous. Donc à nous de gagner les matchs. Essayons déjà d’arriver à faire cela, et ce sera une très bonne chose.

La multiplication des matchs ne semble pas handicaper votre équipe ?
Non. Le mois de janvier est compliqué, certes. Puisque nous avons les deux coupes nationales. Là, on va avoir trois matchs à jouer dans une semaine. Donc, effectivement, ce ne sera pas facile. Mais je pense qu’on peut le faire. On a l’effectif et les joueurs pour le faire. Après, on va certainement avoir la dernière semaine de janvier pour travailler tactiquement. C’est important aussi pour pouvoir attaquer le mois de février, qui est vraiment beaucoup plus complexe que celui de janvier. En termes de matchs mais aussi en termes de nombre de matchs. Car la Ligue des Champions va venir se greffer là-dessus. Et comme vous le savez, la Ligue des Champions est un objectif important du club.

« Je ne trouve pas mon équipe suffisante »

Il y a longtemps que le PSG n’a plus fini un match sans prendre de but…
(Il coupe). Oui, huit matchs exactement. Ce que vous oubliez de dire, c’est qu’il a aussi marqué pendant ces huit matchs. Je vois votre question. Le but du jeu est de marquer un but de plus que l’adversaire. Est-ce que ça me pose problème ? Oui (rires). Ça me pose un problème, car je pense qu’il y a des buts que l’on pourrait éviter. Parce que vous pouvez prendre des buts… Vous prenez un tir de 25 mètres dans la lucarne, c’est comme ça, vous ne pouvez rien faire. Mais dans les huit matchs, on n’a pas pris que des buts extraordinaires. On a commis des erreurs, mais on s’en est quand même bien sorti, car on a toujours réussi à marquer un but de plus que l’adversaire. Il faudrait quand même le souligner aussi. Je sais que l’aspect défensif est important, et, croyez-moi, j’y attache beaucoup d’importance. Donc on va essayer de défendre mieux. Et si on arrive à défendre mieux que ce que l’on fait, même si nous sommes quand même la deuxième défense du championnat, et à continuer, voire à améliorer notre potentiel offensif, je peux vous dire qu’on va être quand même difficile à battre.

D’oú vient le problème selon vous ? De concentration, d’équilibre, de suffisance…
Sincèrement, je ne trouve pas mon équipe suffisante. Je l’ai entendu dire à Ajaccio. A Ajaccio, j’ai trouvé une équipe qui avait des difficultés à jouer contre Ajaccio, mais qui avait quand même le monopole du ballon. Elle avait du mal à se créer des occasions. En deuxième mi-temps, ça a été un petit peu mieux. Donc ce n’est pas un problème de suffisance. C’est un problème d’efficacité défensive à retrouver. On l’a eue, on l’a un petit peu perdue. Peut-être en pensant qu’avoir l’esprit qu’à jouer, ça suffisait. Mais on s’aperçoit que, oui, ça suffit pour le moment. Mais vu les échéances qui nous attendent, il va falloir se reconcentrer sur cet aspect défensif. On a commencé à le faire ce matin (vendredi).

Le retour en forme de Pastore peut-il bousculer la hiérarchie ?
Javier a fait un bon match contre Bordeaux. C’est bien pour lui d’abord. Mais c’est bien aussi pour l’équipe, car ça va offrir une solution. Que ce soit au milieu ou même dans la zone offensive. Javier peut occuper ces deux postes-là. Il peut être important, mais il faut qu’il soit à ce niveau-là. Et physiquement et mentalement. Et surtout techniquement. Car tout le monde est unanime pour reconnaître qu’il a été bon dans le match. Mais il a surtout été bon techniquement. D’abord, il a marqué un but. Ce qui donne de la valeur à sa production. Et il a été impliqué dans les deux autres. Pas encore suffisant ? C’est mieux, c’est beaucoup mieux. Mais ce n’est pas après le match de Bordeaux que je vais arrêter d’être exigeant avec Javier Pastore. Non. Je vais être encore plus exigeant.

Avec un Javier Pastore à ce niveau, vous n’avez pas besoin de vous renforcer pendant ce Mercato ?
(Rires) Même avec un Javier Pastore en grande forme… On joue quand même à trois au milieu, donc il faudrait être six. Il faut être patient dans la vie. On y réfléchit.

« Lavezzi ne fait pas plus de sacrifices défensifs aujourd’hui qu’à Naples »

Ezequiel Lavezzi et Edinson Cavani sont-ils tous deux des joueurs prioritaire pour votre équipe ?
Je pense le plus grand bien des deux. Je n’ai pas attendu qu’ils soient au PSG pour suivre leur carrière. Lavezzi, je l’ai suivi beaucoup de fois, notamment à Naples. Cavani pareil. Puisqu’il a lui aussi joué à Naples, et à Palerme. Deux clubs que je connais très bien. Ce sont de bons joueurs. Vous avez un joueur qui marque beaucoup de buts, vous savez de qui je parle (Cavani). Et il y en a un autre qui devrait en marquer beaucoup plus (Lavezzi). A eux, et surtout à « Pocho » d’être plus efficace. Je le dis avec beaucoup de sincérité mais aussi beaucoup d’amitié. Ce n’est pas une pique que je lui lance. Dans son jeu, un attaquant mérite d’être plus efficace. Car s’il veut être un jour considéré comme un grand attaquant, les statistiques sont implacables. Les joueurs qui marquent 30, 40, 50 ou même 60 buts – il y en a (rires) – sont considérés comme des très grands joueurs. Et c’est logique, car ils sont efficaces à leur poste. Et si vous en avez d’autres, qui ont eux du mal à marquer des buts… Il y a une différence.

Le fait que Lavezzi et Pastore soient moins performants que dans leurs clubs précédents peut-il être lié à la constitution de l’équipe ?
C’est possible. C’est peut-être le système qui ne va pas. Mais un grand joueur doit s’adapter à tous les systèmes de jeu de son équipe. Ce qu’il y a de paradoxal, c’est que quel que soit le système, tous les joueurs du secteur offensif du PSG se procurent des occasions. Ce n’est pas comme s’ils ne se procuraient pas d’occasions. Ils s’en procurent énormément, mais, malheureusement, ils n’arrivent pas à les concrétiser. C’est donc qu’il y a quelque chose qui ne va pas. S’ils ne se procuraient pas d’occasion, on pourrait dire que l’entraîneur ne l’utilise pas à bon escient ou que le système ne lui convient pas. Mais Javier n’avait plus marqué depuis beaucoup de temps. Or, ce garçon doit être capable de marquer entre 10, 15 et 20 buts par saison vu les qualités qu’il a. Et Lavezzi pareil. D’ailleurs, il en a fait à Naples des saisons à 10, 15 ou 20 buts. Dites-moi que Naples était beaucoup plus une équipe de contres que Paris, je suis d’accord. Mais qu’il fasse plus de sacrifices défensifs (aujourd’hui à Paris qu’à Naples), je suis beaucoup moins d’accord. Bref, c’est une autre question.

Attendez-vous de Marco Verratti qu’il soit plus présent offensivement ?
C’est vrai que Marco doit mieux se projeter vers l’avant que ce qu’il fait. Il a les qualités pour le faire. Techniquement, il est très doué et au niveau de la frappe, il a une bonne frappe de balle. Mais il ne l’utilise pas assez. Il pourrait peut-être arriver à débloquer son compteur buts s’il arrive à se retrouver dans une position à 20 ou 25 mètres. Et pouvoir frapper.

Avec quelle ambition allez-vous aborder le 8eme de finale de Ligue des Champions face au Bayer Leverkusen ?
Paris ne peut pas avoir pour l’instant la prétention, comme peuvent le dirent par exemple le Bayern ou Barcelone, « nous, on vise les demi-finales ou la finale ». Pour l’instant, on est ambitieux dans cette compétition. On a très envie de faire partie des meilleures équipes européennes, mais on va y aller par échelon. La prochaine étape, c’est Leverkusen.

Source : Foot365

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