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« Leo » saute du bateau

Rédigé Le 11 juillet 2013, 22h14 par Loic

Le directeur sportif, dont les relations avec sa hiérarchie qatarienne s’étaient dégradées, quittera le PSG début septembre, à la fin de la période des transferts.

Même avec les millions du Qatar, le Paris SG n’est pas à l’abri de violents soubresauts. Après le feuilleton à rallonge (et à rebondissements) de la succession sur le banc de Carlo Ancelotti, parti au Real Madrid, le club champion de France a enregistré hier une nouvelle défection : celle de Leonardo (43 ans), qui incarnait le projet « galactique » de Qatar Sports Investments (QSI) depuis le rachat du club à l’été 2011.

Le PSG a officialisé l’information à la mi-journée, par le biais d’un communiqué : « Le Paris-Saint-Germain a pris connaissance aujourd’hui de la décision de Leonardo de quitter ses fonctions de directeur sportif du club à la fin de la période des transferts (le 2 septembre). La direction du club regrette cette décision mais la respecte ».

Pourquoi part-il ?

La suspension de toutes fonctions officielles du directeur sportif parisien, étendue jusqu’au 30 juin 2014 par la commission supérieure d’appel de la FFF pour avoir bousculé Alexandre Castro, l’arbitre de PSG-Valenciennes (1-1, le 5 mai), n’est pas la raison essentielle de son départ. Fin mai, alors que Leonardo avait déjà été sanctionné de neuf mois de suspension, son nom figurait sur la short-list parisienne des entraîneurs susceptibles de remplacer Ancelotti.

L’alourdissement de la peine, la semaine dernière, a néanmoins fortement déplu à l’actionnaire qatarien, déjà passablement excédé par le départ d’Ancelotti, dont la responsabilité, à Doha, est imputée au Brésilien. Au moment oú le PSG prospectait activement pour trouver un successeur à l’Italien, le directeur sportif apparaissait déjà distant, sur la réserve, « comme s’il était partant », souffle un agent. Le 27 juin, lors de la présentation officielle de Laurent Blanc au Parc des Princes, « Leo » avait pris soin de ne pas se présenter face aux médias. Un silence convenu avec Nasser al-Khelaïfi, le président du PSG.

En démissionnant, le Brésilien (en CDI) a-t-il voulu anticiper son licenciement, qu’il sentait arriver à plus ou moins brève échéance ? Sans doute. Et ce départ ressemble davantage à un divorce à l’amiable qu’à une vraie démission. Dans l’entourage d’al-Khelaïfi, on dément tout clash mais, depuis un an, ses relations avec le patron du club s’étaient progressivement dégradées et refroidies. L’été dernier, Leo avait déjà exprimé son désir de rejoindre l’Inter Milan, qu’il avait brièvement entraîné (décembre 2010-juin 2011). Al-Khelaïfi l’avait alors convaincu de rester mais lui avait reproché sa démarche, un an après sa nomination en juillet 2011. Par la suite, le président parisien a aussi peu goûté certaines déclarations polémiques et tapageuses du Brésilien (voir par ailleurs), qui a eu du mal à encaisser ces critiques.

Ces derniers mois, le directeur sportif a donné le sentiment de préparer sa sortie, en multipliant les petites phrases qui ont entretenu le doute. « Le projet à long terme, c’est Nasser (al-Khelaïfi) et Jean-Claude Blanc (directeur général délégué) », confiait-il à L’Équipe début janvier. Il a aussi régulièrement exprimé sa nostalgie de l’Italie ou ses envies de revenir un jour sur un banc, dans un rôle de manager à l’anglaise. Leo, « l’indépendant », « l’instable », comme il se qualifiait lui-même, ressentait aussi un ras-le-bol du football français, de ses institutions et du traitement médiatique qui lui était réservé. Depuis un mois et demi, il avait coupé toutes ses relations avec les médias nationaux et gardait le silence. Le contexte familial a aussi pesé. L’ancien Milanais vivait de plus en plus mal l’éloignement avec sa compagne et son petit garçon, qui vivent en Italie.

Qui pour le remplacer ?

Leonardo, qui émarge à 2,5 M€ de salaire net annuel, ne devrait pas percevoir d’indemnités, comme le prévoirait son contrat initial en cas de départ. Le Brésilien assumera son rôle de directeur sportif jusqu’à la clôture du Mercato, le 2 septembre, à minuit. Il a d’ailleurs reçu l’agent d’Edinson Cavani, hier, à Paris, pour finaliser le transfert de l’attaquant uruguayen de Naples (voir par ailleurs).

Et après ? Une solution en interne ne semble pas envisageable. Directeur général délégué, Jean-Claude Blanc n’a pas cette compétence. Olivier Létang, le directeur sportif adjoint, principalement en charge des dossiers franco-français, pourrait assurer l’intérim mais il n’a pas la dimension internationale que le propriétaire qatarien souhaite donner à son club. Ces derniers jours, al-Khelaïfi a suivi tous les dossiers stratégiques du PSG… mais à distance.

Après l’intronisation de Blanc, il a rejoint sa famille à Doha pour le ramadan. Le président du PSG devrait se donner le temps de la réflexion pour trouver une pointure. Mais cette succession s’annonce compliquée à organiser, surtout en cours de saison. Même si Arsène Wenger reste un rêve pour QSI. L’arrivée du manager d’Arsenal (63 ans, sous contrat jusqu’en 2014), sondé en juin pour succéder à Ancelotti, n’est toujours pas d’actualité. Mais son ombre plane encore sur Paris.

Quelles conséquences pour Laurent Blanc ?

Dans l’absolu, l’ancien sélectionneur de l’équipe de France (2010-2012) pourrait endosser des compétences de manager. Mais il s’est engagé pour deux saisons comme simple entraîneur du PSG et ne devrait pas assumer ce rôle non plus. « Cela n’entre pas dans ses fonctions, elles sont spécifiques et on ne peut pas faire les deux dans un grand club comme le PSG, explique son agent, Jean-Pierre Bernès. Leonardo a des défauts, comme tout le monde, mais c’est un grand dirigeant. C’est une compétence qui s’en va dans le club. Et c’est aussi une compétence qui s’en va pour Laurent. Ça se passait bien entre eux… ».

Ce départ aura forcément des conséquences pour l’ancien entraîneur de Bordeaux (2007-2010). D’abord sur la vie du groupe. Leo intervenait sur les problèmes liés aux ego du vestiaire, aux entourages des joueurs et à leur vie privée. Il incarnait une autorité. Sur le plan sportif, le nouveau technicien du PSG se retrouvera en première ligne, sans protection face aux médias ou vis-à-vis de l’actionnaire.

À moins d’un mois du début du Championnat, le 9 août, à Montpellier, le début de son aventure à Paris, oú il n’était pas vraiment un premier choix, a pris un virage corsé.

Source : L'Equipe.fr

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