Chargement...

[Plan du site] Vous êtes ici : Accueil» Actualité» Club» T.Silva : «Je suis au top de ma carrière»» Lecture d'une news



T.Silva : «Je suis au top de ma carrière»

Rédigé Le 02 octobre 2012, 23h43 par Loic

Dans les colonnes du Parisien de ce mardi, Thiago Silva, le Brésilien du PSG recruté cet été pour 46 M€, s'est longuement confié. Le défenseur central n'a éludé aucun sujet.

Quel regard portez-vous sur vos premiers pas à Paris ?
Thiago Silva. Mes premières semaines ont été difficiles parce que je ne suis pas encore habitué à la ville et que nous vivons toujours à l’hôtel. Je n’ai pas encore ma propre maison pour pouvoir me reposer. C’est compliqué aussi par rapport à la nourriture… Je ne mange pas comme devrait se nourrir un athlète de haut niveau.

La nourriture française ne vous convient pas ?
Si. Mais je préfère la nourriture brésilienne. Quand on est à la maison, on peut manger ce qu’on aime vraiment, on peut diversifier les plats. Mais là, en ce moment, je mange presque toujours à l’hôtel, et presque toujours la même chose, c’est-à-dire des frites avec de la viande…

Physiquement, comment vous sentez-vous ?
De mieux en mieux, mais je ne suis pas encore à 100%. Les entraînements et surtout les matchs m’aident à retrouver toutes mes capacités physiques.

Que pensez-vous de la Ligue 1 ?
Ce n’est évidemment pas le meilleur Championnat du monde, mais ce n’est pas le pire non plus. La Ligue 1 est plus physique que la Serie A, oú la tactique compte plus. Mais je suis persuadé que les investissements du PSG vont tirer ce championnat vers le haut.

Pouvez-vous nous citer quelques noms de joueurs qui évoluent en France ?
Sincèrement, non. Quand j’étais au Brésil ou à Milan, c’était difficile de suivre la Ligue 1. Je connais seulement les Brésiliens, comme Ederson, Cris ou encore Michel Bastos. Ce sont des amis, on a joué ensemble en sélection.

Vous avez souvent répété que vous vouliez rester à Milan. Pourquoi avez-vous finalement accepté de signer à Paris ?
Ce fut vraiment une décision difficile. Mais le projet que m’a proposé le PSG a fini par me convaincre. C’est en regardant le staff et l’ensemble de l’effectif que j’ai accepté de changer de club. Car, aujourd’hui, je suis persuadé que cette équipe du PSG peut aller plus loin que celle du Milan. Et ce n’est pas juste par rapport à Ibra. Ni lui ni moi n’allons gagner un match seul. C’est tout le groupe qui compte. La présence d’Ancelotti et de Leonardo a également joué. S’ils n’avaient pas été là, j’aurais sûrement décidé de rester en Italie.

Vous avez donc estimé que vous aviez plus de chances de remporter la Ligue des champions avec Paris qu’avec Milan ?
Oui. J’en suis persuadé. Le Milan d’Aquilani, d’Inzaghi, de Seedorf, d’Alessandro Nesta et bien sûr d’Ibrahimovic était une équipe très forte qui pouvait aller très loin. Mais, aujourd’hui, Paris peut aller plus loin encore. Le PSG fait déjà partie des meilleurs. Du moins sur le papier. Reste à le mettre en pratique.

On vous décrit souvent comme le meilleur défenseur du monde. Pensez-vous l’être ?
Je ne sais pas… Je me sens comme un défenseur avec de grandes qualités qui vit un moment spécial. Je reconnais que je suis au top de ma carrière.

Vous êtes aussi le joueur le plus cher de l’histoire de la Ligue 1. En tirez-vous une certaine fierté ?
Je suis évidemment très fier d’être le joueur le plus cher du championnat français. Jamais je n’aurais imaginé cela. Mais, du coup, ma responsabilité est aussi beaucoup plus grande. J’ai une obligation de résultat.

Vous avez joué avec Sakho et Alex. Quelles sont leurs qualités ?
Ce sont deux joueurs de qualité. Sakho est un bon défenseur, très technique. Il est en train de grandir. La grande différence, c’est qu’Alex a plus d’expérience. Il a joué avec la sélection et dans d’autres grandes équipes européennes. J’ai disputé un match avec Sakho, deux avec Alex. Et je dois avouer que, même si je me suis senti bien avec les deux, j’étais plus tranquille avec celui qui a plus d’expérience, c’est-à-dire Alex.

Vous préférez donc jouer avec Alex ?
Oui, c’est ça.

Parvenez-vous à communiquer avec vos coéquipiers ?
Encore heureux qu’il y ait beaucoup de Brésiliens et d’Italiens ! Parce que le français est vraiment une langue très difficile ! Quand j’étais en sélection avec Ronaldinho, des amis à lui, des Français, venaient le voir. Je l’entendais alors parler un peu français et je lui disais : « Comment fais-tu ? C’est si compliqué ! » Et me voilà, quelques années plus tard, à prendre des cours de français (rires). J’espère apprendre vite, c’est important. Ne serait-ce que pour les restos ! Car, à chaque fois que je prends un plat, on me ramène rarement ce que je pensais commander (rires) !

La vie parisienne vous plaît-elle ?
Ma famille et moi n’avons pas encore eu le temps de jouer les touristes. Je suis arrivé à Paris blessé. J’avais donc des séances de soins le matin et l’après-midi. Je ne retrouvais les miens qu’à 18 heures ou 19 heures. Pour l’instant, notre priorité est de trouver un appartement à Paris. Mon épouse préfère rester en ville. A Milan, on était un peu éloignés du centre et, du coup, elle n’en profitait pas beaucoup.

Avez-vous eu une enfance difficile ?
Ma famille n’était pas riche, mais j’ai toujours eu de quoi manger, du riz, des œufs et des haricots noirs. C’est d’ailleurs toujours mon plat préféré ! Mon père travaillait dans l’électricité, ma mère était à la maison. Mes frères, eux, étudiaient. Moi, je n’étudiais pas vraiment. J’avais cette passion du football. Je m’entraînais le matin et, l’après-midi, j’allais à l’école. Mais je n’avais pas toujours cette concentration nécessaire. Parfois, je m’endormais même en cours! Encore heureux que j’ai réussi dans le football…

La religion semble aussi tenir une place importante dans votre vie…
Je ne vais pas à l’église tous les jours. Mais je crois en Dieu. Surtout depuis ma maladie. J’ai eu la tuberculose il y a quelques années (NDLR : en 2004 et 2005). Je ne savais pas si j’allais réussir à rejouer un jour au football. Un médecin m’a même dit qu’il allait devoir m’enlever une partie du poumon ! Grâce à Dieu, j’ai rencontré un docteur au Portugal qui m’a beaucoup aidé et qui m’a guéri. Depuis, ma foi est très grande. Et ma détermination aussi. Plus rien ne me fait peur.

Source : Le Parisien

Thiago Silva

PSGENFORCE TV
NEWS DE LA SEMAINE
 

 
© 2005-2014 - PSGenForce.net - Tous droits réservés - 14 visiteurs en ligne - Remonter